Le créateur d’entreprise et le paradigme du « vrai homme » en Afrique (Partie 1/5)

KAMDEM-Samuel

Il serait difficile de bien comprendre et suivre le processus de croissance proposé par le FACOP si tu ne découvres pas et assimiles les fondements de la mentalité de l’abondance en Afrique avant l’esclavage et la colonisation, c’est-à-dire des réalités encrées dans la tradition et les cultures africaines, du moins dans le cas des Bamilékés de l’ouest Cameroun.

 

Bonne lecture (ou relecture) à tous ceux qui envisagent un jour de changer de camps ou d’aider d’une manière ou d’une autre à remettre l’Afrique debout, libre politiquement et économiquement.

Le créateur d’entreprise et le paradigme du « vrai homme » en Afrique  (Partie 1/5 : De l’intelligence Physique).

[De Souop Soffo Sa’a Mekù (Lucas Kamdem)]

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J’ai demandé un jour de l’an 2014 à Té Waffo Buguong (feu Kamdem Samuel brièvement présenté dans un article en annexe), mon meilleur coach dans les affaires, comment eux les anciens avaient fait pour réussir et être aussi riches. Fidèle à son habitude devenue presqu’un tic quand je lui posais certaines questions, il a pris quelques secondes et s’est emparait de sa canne. De fait, même assis, il ne répondait à certaines de mes questions qu’en s’appuyant légèrement sur cette belle canne qui ne le quittait pas souvent.

En le regardant ce samedi là, j’ai vite compris qu’il allait me dire quelque chose d’important. Tout simplement, il m’a appelé, presqu’en murmurant : « Souop Soffo», j’ai répondu « HÔ », et il a poursuivi : « si tu n’es pas un vrai homme, tu ne peux pas faire les affaires jusqu’à devenir riche ». Mot à mot, il faudrait en fait traduire « vrai homme » par personne ayant tout ce qui fait d’elle un homme (Kwa me’embaing en langue Ghomahala).

Il parlait bien sûr en référence à son temps, à sa perception du monde. Aujourd’hui, on pourrait tout aussi dire : si tu n’es pas une « vraie femme »… ou encore : Si tu n’es pas une vraie personne, tu ne peux pas faire les affaires jusqu’à devenir riche.

Il convient d’indiquer ici que nos séances de coaching, régulières mais improvisées au départ, étaient devenues des moments extraordinaires pour nous deux, et se passaient dans un cadre qui n’autorisaient pas souvent de parler à haute voix.

Lorsque je lui ai donc demandé calmement ce jour là ce que signifiait pour lui être un «vrai homme », il a souri et m’a expliqué, avec un visage rayonnant, qu’un vrai homme avait plusieurs dimensions.

En particulier, il m’a fait comprendre qu’un vrai homme devait avoir une bonne santé et être physiquement solide pour réussir dans les affaires. Puis, il m’a dit qu’un tel homme devait être très intelligent, savoir « compter les idées – saing nuè » rapidement, ne jamais chercher à tromper qui que ce soit et enfin aimer ce qu’il fait.

Pendant plusieurs mois, nous sommes revenus sur l’un ou l’autre aspect évoqué, caractérisant pour lui le vrai homme.

C’est le cas pour l’aspect physique (je m’en tiendrai à celui là dans cet article).

Il me racontait alors comment ses compagnons et lui arrivaient dans les années 1940 – 1960 à faire les affaires entre le sud et le  nord Cameroun, puis entre le Cameroun et le Tchad, jusqu’au Soudan, avec parfois de longues distances à parcourir à pieds, sous forme de caravane, derrière des bœufs porteurs de marchandises ou des chameaux, dans des pirogues, etc.

A force de l’entendre  évoquer le « vrai homme », tantôt pour me parler de l’un de ses amis ou très curieusement de moi, je me suis engagé à mener une réelle réflexion et des recherches approfondies sur ce paradigme (voir définition dans l’article en annexe). Il fallait que j’arrive à intérioriser le principe sous-jacent et pouvoir expliquer à mon tour aux jeunes entrepreneurs Africains désireux de devenir durablement libres, riches,  heureux et fiers de l’être comment et pourquoi être un « vrai homme » fait forcément partie des facteurs clés de la réussite, dans la création et le développement d’une entreprise prospère.

Dans mes recherches, j’ai trouvé que le paradigme du « vrai homme » correspondait, chez certains sages de l’occident et de l’orient, à celui de la « personne entière ».

Il est alors démontré qu’il y a quatre grandes  formes d’intelligences :

–         Intelligence physique (QP) ;

–         Intelligence mentale (QI) ;

–         Intelligence émotionnelle (QE), et

–         Intelligence spirituelle (QS).

J’aurai l’occasion de revenir sur toutes ces importantes intelligences mais, comme me l’a démontré Té Waffo, le QP vient en  premier lieu, comme base pour vivre, même si en réalité elle n’est pas la plus importante des quatre.

En effet, nous ne réalisons pas que notre corps est une machine extraordinairement sophistiquée, avec plusieurs programmes, plusieurs systèmes et structures.

Ainsi, notre intelligence physique gère de nombreux systèmes interdépendants, chacun ayant une importance vitale : système respiratoire ; système nerveux ; système digestif ; système circulatoire (eau, air, sang, etc.) et tous les autres systèmes vitaux, tout ceci de manière presque inconsciente pour nous.

De toute évidence, un homme qui ne serait pas en bonne santé (qui aurait donc l’un des systèmes gravement malade) ne pourrait pas être un « vrai homme » et ne pourrait donc pas réussir en tant qu’entrepreneur.

D’où l’importance que le créateur d’entreprise doit accorder à sa nourriture, c’est-à-dire à ce qu’il mange et à ce qu’il boit (en quantité et en qualité). D’où l’importance aussi des exercices physiques (sport), pour un bon entretien des différents systèmes cités ci-dessus. D’où l’importance enfin de la prévention en Afrique plus qu’ailleurs (vaccinations, moustiquaires, contrôles sanitaires, etc.…).

Comme chacun peut l’imaginer, cette intelligence physique, bien que très indispensable à la survie, ne suffit pas. C’est pourquoi  pendant plus d’un mois, mes prochains articles porteront sur les trois autres intelligences, que j’aborderai à partir d’autres leçons de Té Waffo Buguong, puisqu’il m’a démontré plusieurs fois que certaines personnes, manifestement en bonne forme physique et apparemment intelligentes ne peuvent pas devenir libres, riches, heureuses et fières de l’être. Il leur manque souvent l’intelligence émotionnelle (QE)  et/ou l’intelligence spirituelle (QS).

Souop Soffo Saa Mekù (Lucas Kamdem)

(Article publié pour la première fois le 12 juillet 2016).

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